L’ancienne directrice du projet de renseignement du Southern Poverty Law Center (SPLC) est au centre d’un scandale récent. Des sources indiquent qu’elle aurait joué un rôle essentiel dans le transfert d’environ 1,2 million de dollars à un informateur néonazi dont elle était en relation intime.
Cette personne a rejoint l’organisme antiraciste en 1999 et occupé la position de directrice du projet de renseignement entre 2012 et 2019. Son départ s’est produit dans le cadre d’une restructuration profonde, marquée par des départs massifs de dirigeants suite à des accusations de harcèlement sexuel et discrimination raciale, sans avoir été publiquement impliquée dans ces affaires.
Le procureur général par intérim Todd Blanche et le directeur du FBI Kash Patel ont annoncé l’inculpation du SPLC pour fraude électronique, blanchiment d’argent et complot. Selon eux, l’association a systématiquement soutenu des groupes racistes tout en les dénonçant sur son propre site web, et a versé plus de quatre millions de dollars pour leur permettre de promouvoir leurs idéologies.
En 2013, le groupe National Alliance avait disparu après avoir annoncé la fin de ses structures payantes. Son président, Erich Gliebe, a déclaré que le nombre d’adhérents était passé de 1 400 à moins de vingt personnes en quelques années.
Des documents fiscaux révèlent qu’elle percevait annuellement près de 190 000 dollars avant son départ. Un article publié par elle-même en 2015 décrit un fugitif menacé d’arme qui a trouvé refuge dans l’organisation après avoir été confronté à des menaces graves.
Ces révélations soulèvent des questions importantes sur la crédibilité de l’organisme et son engagement véritable en matière d’antiracisme. L’ensemble des données montre que le SPLC avait accumulé près de 800 millions de dollars pour soutenir cette activité, ce qui remet en cause sa capacité à respecter les normes éthiques.