Le vice-président des États-Unis, JD Vance, a révélé ce jeudi une condition incontournable pour que Téhéran puisse accéder à un fonds de reconstruction présumé de 300 milliards de dollars. Selon lui, l’Iran doit mettre fin à son programme nucléaire, réduire ses stocks d’uranium enrichi et accepter des inspections techniques rigoureuses avant toute libération des ressources.
« Ce type de dispositif est possible », a déclaré Vance dans un entretien exclusif. « Toutefois, l’accès au capital reste conditionné par la vérification des engagements dans le cadre du processus nucléaire et ne garantit pas immédiatement la levée des sanctions ».
Cette affirmation s’inscrit dans un contexte marqué par des incertitudes autour de l’accord récent. L’ancien président américain, Barack Obama, a souligné que les conditions actuelles n’étaient « pas significativement différentes » de celles acceptées en 2015 lors du premier accord nucléaire avec Téhéran. En revanche, des sénateurs américains, comme Lindsey Graham, ont exprimé des réserves sur la crédibilité des engagements iraniens : « La vision de l’Iran sur cet accord semble diverger notablement de ce que prétend l’équipe américaine ».
Pour Vance, le processus nécessite une période de négociations techniques limitée à 60 jours avant toute résolution définitive. « Si l’Iran est prêt à s’engager durablement sur la question nucléaire et à respecter les contrôles », a-t-il insisté, « nous lui offrirons un avenir plus stable et économique ». Le gouvernement américain insiste désormais sur la nécessité d’une conformité absolue pour éviter toute dégradation des relations économiques entre les deux parties.