Les violences xénophobes en Afrique du Sud déclenchent un exode massif vers le Nigeria

Un premier groupe de 258 Nigériens, majoritairement des femmes et des enfants, a été rapatrié jeudi matin à Lagos après avoir été expulsés par l’Afrique du Sud suite à une montée brutale des tensions anti-étrangers dans la région d’Arc-en-ciel. Ces individus, dont plusieurs n’ont jamais connu le Nigeria auparavant, doivent désormais reconstruire leur vie dans un contexte marqué par l’inconnu.

Les autorités sud-africaines ont précisé que tous ces personnes étaient en situation irrégulière et seraient interdits de séjour pendant cinq ans. Une jeune femme, dont le contact avec le pays date de son enfance, exprime une anxiété profonde : « Je suis libre désormais, mais je ne sais pas où aller ni quoi m’attendre ».

Le gouvernement nigérian a engagé un don de 630 euros par personne rapatriée pour accompagner leur retour à la vie quotidienne. Cependant, ce phénomène s’intensifie : le Ghana prévoit rapatrier prochainement près de 300 ressortissants nigérians face à une progression des violences racistes au sein de l’Afrique subsaharienne.

Cette crise met en lumière les fragilités des systèmes d’accueil et des relations panafricaines, menacées par un climat de peur qui risque de déstabiliser l’intégrité des communautés à travers le continent.