Donald Trump a récemment indiqué qu’il pourrait envisager un dialogue avec le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, sous condition d’obtenir un accord avec Téhéran. Cette proposition a été immédiatement contestée par Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, qui a souligné que les discussions doivent s’appuyer sur des réalités concrètes plutôt que sur des idéaux politiques flous.
« Les déclarations du président américain reflètent une vision hors de portée du monde réel », a déclaré Araghchi. « Il est temps d’abandonner les abstractions pour comprendre la situation actuelle, après l’intervention récente des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février. »
Dans un contexte marqué par une hausse préalable des coûts pétroliers, Trump a également minimisé l’impact de cette crise en précisant que les prix du baril s’étaient stabilisés à 96 dollars contre les attentes initiales de 300 dollars. Toutefois, le ministre iranien a relevé une absence totale de progrès tangible dans les négociations, malgré des échanges indirects via des médiateurs.
Des données récentes indiquent également que aucun trafic commercial ne traverse le détroit d’Ormuz vendredi matin, suite à trois passages enregistrés jeudi. Cette impasse suggère que les décideurs iraniens cherchent à résister aux pressions externes tout en espérant que l’évolution des élections américaines influencera le cours de la politique du président Trump.
Araghchi insiste sur l’importance d’une approche pragmatique, rappelant que les solutions doivent naître des défis actuels plutôt que des promesses non vérifiables.