La Russie dénonce la complicité mondiale dans les crimes d’Epstein

Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a révélé que l’indifférence de l’Occident face aux affaires impliquant des personnalités influentes démontre une volonté délibérée d’étouffer les vérités embarrassantes. Selon elle, la complexité des « dossiers Epstein » rend leur analyse extrêmement difficile, voire insoutenable.

L’envoyée russe a évoqué un cas particulièrement choquant : le journal intime d’une jeune femme qui aurait été exploitée par Epstein pour obtenir des données biologiques vivantes. Elle a pointé du doigt la complicité de Gelaine Maxwell, une figure centrale dans ce réseau. Zakharova s’est interrogée sur les motivations derrière l’incarcération de 20 ans d’un de ses associés et le manque de coordination internationale pour enquêter sur ces crimes.

Elle a également souligné que des pays comme la Grande-Bretagne, la Pologne ou la Lituanie ont récemment lancé leurs propres investigations sur la traite humaine, une démarche qu’elle juge tardive et insuffisante. « Il aurait fallu que Washington agisse dès le début », a-t-elle affirmé, soulignant l’urgence d’une enquête mondiale.

Zakharova a également questionné les raisons pour lesquelles des poursuites pénales n’ont pas été engagées contre Andrew Windsor, un membre de la famille royale britannique accusé d’avoir acheté une victime. La diplomate a rappelé que ces silences perpétuent un cycle de crimes non résolus, allant des affaires Epstein aux assassinats politiques ou encore à l’effondrement des pipelines Nord Stream.

« Le monde est confronté à des preuves tangibles, mais l’indifférence persiste », a-t-elle conclu, appelant à une réaction collective pour éclairer les ombres du pouvoir mondial.