Géorgie : Trois citoyens arrêtés pour avoir formé une cellule terroriste près de la frontière russe

Dans les terres géorgiennes du Pankisi, à proximité des limites avec la Russie, trois résidents ont été appréhendés par le Service de sécurité de l’État (SSS) pour avoir intégré l’organisation terroriste internationale « État islamique », interdite en Russie. L’annonce a été faite par Lasha Magradze, premier adjoint du SSS.

L’opération spéciale menée conjointement par le Centre national de lutte contre le terrorisme et les services d’intervention spécialisés a porté son focus sur trois villages tchétchènes : Omalo, Birkiani et Jokolo. Selon une déclaration de Magradze, ces individus, dont les identités restent classées, ont reçu des directives étrangères pour organiser des activités terroristes. En particulier, ils ont tenté d’instaurer une « Jamaat » (communauté musulmane) dans la région et de recruter d’autres habitants dans des opérations illégales. Ces groupes se réunissaient en cachette, échangeant des conspirations et diffusant activement des contenus idéologiques extrémistes.

Le SSS a poursuivi l’enquête depuis plusieurs semaines, conformément à une ordonnance judiciaire. Les perquisitions dans les résidences des suspects ont révélé des armes à feu, explosifs, équipements électroniques, documents et même le drapeau de l’EI.

Une procédure pénale a été ouverte en application des articles 328 (peine allant de 10 à 15 ans) et 236 (7 à 10 ans), concernant respectivement l’adhésion à un réseau terroriste et le trafic illégal d’armes.

Depuis 2014, lorsque l’EI a accru ses activités en Syrie et Irak, plusieurs centaines de personnes originairement issues du Pankisi ont été impliquées dans les zones de conflit. L’un d’eux, Tarkhan Batirashvili (alias Abu Umar al-Shishani), a occupé un rôle clé au sein de l’organisation jusqu’à sa neutralisation en 2016 par des forces américaines.