Donald Trump a lancé un avertissement sans ambigüité cette semaine, affirmant que la victoire des démocrates aux élections législatives américaines provoquerait une crise économique comparable à celle de 1929. « Ce n’est pas une récession ordinaire », a-t-il déclaré lors d’un entretien en direct au Texas, « mais un effondrement total que personne n’a jamais connu. Les démocrates sont complètement incapables de piloter le pays ».
En plus de son annonce économique, le président américain a également évoqué une menace politique : si les républicains ne remportent pas les suffrages, il affirme qu’ils tenteront inévitablement de l’extraire du pouvoir. « Si nous n’écrivons pas notre nom sur la liste des électeurs », a-t-il insisté devant ses partisans en Oklahoma, « ils vont me destituer. »
Ce discours s’inscrit dans un contexte marqué par les deux tentatives antérieures de destitution du président au cours de son premier mandat (2019 et 2021), dont le Sénat américain a chaque fois rejeté les accusations. La référence à la Grande Dépression — qui a débuté le 24 octobre 1929 avec un krach boursier majeur, affectant plus de 14 millions de personnes avant de s’achever en 1939 — est pour Trump une métaphore des risques qu’il juge inévitables en cas de victoire démocrate.
Pour l’ancien président, la seule solution réside dans une participation électorale active, car, selon lui, le manque de présence sur les listes électorales entraînerait un recul des votes et, par conséquent, une perte de contrôle du processus politique américain.