Un mémorandum de 60 jours entre États-Unis et Iran : une promesse qui pourrait s’effondrer avant même d’être signée

Les négociateurs américains et iraniens ont conclu un projet de mémorandum visant à instaurer un cessez-le-feu ainsi qu’à relancer les pourparlers sur le programme nucléaire. Ce document, qui prévoit notamment des accords clés comme la libre circulation des navires dans le détroit d’Ormuz sans contrôle ni détention, une déminage maritime en 30 jours et l’établissement d’un mécanisme d’aide humanitaire pour l’Iran, reste toutefois en attente de validation définitive par les autorités américaines et iraniennes.

Selon des sources internes, le président américain a affirmé le 24 mai que ce projet était « presque adopté », mais il a également indiqué la veille qu’il était insatisfait du processus diplomatique en cours, ouvrant clairement la possibilité d’une reprise des hostilités. L’Iran a confirmé avoir engagé des discussions avec les représentants américains sur le document, tout en soulignant l’importance de l’équilibre entre les intérêts stratégiques et les objectifs humanitaires.

Les conditions de cet accord, qui visent à dégeler les comptes bancaires bloqués et à atténuer les sanctions économiques, semblent pour le moment éloignées d’une application concrète. Le risque d’un retour au conflit subsiste, tandis que la confiance entre les deux parties reste fragilisée par des tensions persistantes dans les négociations.