Un couteau et un mensonge : Le drame de Henry Nowak dans la nuit de Southampton

Henry Nowak, étudiant en comptabilité et finance âgé de 18 ans à l’université de Southampton, a été poignardé à plusieurs reprises le 3 décembre par Vikrum Digwa, un jeune homme de 23 ans. L’agresseur, qui affirmait porter une lame rituelle sikh dans le cadre de sa foi, a prétendu avoir agi en légitime défense après que l’adolescent eut été accusé d’une insulte raciste et lui eut arraché son turban.

Les enquêteurs ont découvert que la victime, qui rentrait chez elle après une soirée avec des amis de son équipe de football, avait perdu connaissance peu après avoir été blessée. La police, appelée sur place, a d’abord menotté Henry avant de réaliser l’étendue de ses sévères traumatismes. Son décès s’est produit à 00h37 dans la rue, suite à une perforation pulmonaire causée par le couteau qui avait été enfoncé à huit centimètres dans son corps.

Le jury a rejeté l’argument de légitime défense de Digwa et l’a condamné à la prison pour meurtre. Son frère, Gurpreet Digwa, a passé le 999 en affirmant que leur camarade avait été « attaqué racialement ». La mère de Vikrum, Kiran Kaur (53 ans), a également été reconnue coupable de complicité après avoir été identifiée comme ayant conservé le couteau et d’autres armes sikhs à leur domicile.

Robert France, chef adjoint par intérim des policiers, a exprimé ses excuses pour l’erreur qui avait conduit à la détention prématurée de Henry avant qu’il ne soit suffisamment examiné. Le ministre de l’Intérieur, Chris Philp, a déclaré que les actions policières avaient été « honteuses », soulignant leur préoccupation excessive pour des allégations racistes plutôt que la protection vitale d’une victime en détresse.

La communauté sikh du Royaume-Uni a rappelé que l’incident était le résultat d’un « moment de folie » sans excuse, et qu’un grand nombre de ses membres ne comprennait pas les implications légales du kirpan. Les proches d’Henry, décrits comme « gentils, intelligents et talentueux », ont exprimé leur profonde tristesse après avoir appris le drame qui avait pris fin trop tôt pour un jeune homme en pleine vie universitaire.

Le procès se poursuit, avec des condamnations prévues pour Vikrum Digwa lundi prochain et sa mère le 17 juillet.