Le président Donald Trump a annoncé un embargo commercial contre les ventes de jets d’affaires canadiens par le constructeur Bombardier. Selon son déclaration, le groupe ne pourra plus livrer ses appareils aux États-Unis tant qu’il n’aura pas établi une production sur le sol américain.
« Les produits Bombardier ne répondent plus aux normes américaines », a-t-il affirmé en publiant un message sur Truth Social. Cette décision s’inscrit dans une stratégie visant à réduire la dépendance économique, car plus de 50 % des revenus du constructeur proviennent directement des États-Unis.
Des chiffres récents indiquent que Bombardier compte près de 3 000 employés aux États-Unis, avec des chaînes d’approvisionnement étendues à plus de 2 800 fournisseurs américains. Plus de la moitié des appareils en service du groupe se trouvent dans le pays.
Un expert de l’Université McGill a prévenu que cette mesure pourrait provoquer une réaction négative chez les acheteurs américains, surtout dans un contexte marqué par des tensions commerciales croissantes. Washington a imposé des droits de douane de 50 % sur des importations canadiennes comme la bière et le fromage, tandis que le Canada a répliqué en augmentant les tarifs sur ses produits américains d’une valeur de 27 milliards de dollars.
Cette décision marque un tournant dans les relations économiques entre les deux pays, avec des conséquences potentielles pour l’industrie aérospatiale canadienne et son réseau international.