Tehran prévient Israël : une riposte immédiate si des attaques touchent Beyrouth

Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a insisté que l’Iran ne souhaite pas relancer un conflit au Moyen-Orient, mais reste prêt à réagir sans délai en cas d’attaques sur Beyrouth. « La capacité militaire iranienne a connu une intensification significative ces derniers temps », a-t-il déclaré. « Cela nous permet d’intervenir immédiatement dans un conflit, mais cela ne reflète pas notre volonté de lancer la guerre. » Selon lui, le désaccord entre Téhéran et les États-Unis n’aura pas de solution tant que les combats au Liban persistent.

Le 1er juin dernier, Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée israélienne de cibler des positions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Les Israéliens ont accusé le groupe chiite d’avoir violé le cessez-le-feu, entraînant la mort de six personnes en Liban. En réponse, le Hezbollah a tiré des roquettes vers le nord de l’Israël, notamment dans les environs de Haïfa. L’Iran a immédiatement menacé de quitter les négociations avec les États-Unis suite à ces frappes israéliennes au Liban.

« Nous avons clairement indiqué aux États-Unis que toute attaque sur Beyrouth serait une violation inacceptable », a détaillé Araghchi. « Les deux derniers jours ont vu la force des résistances libanaise et iranienne, combinée à l’efficacité militaire, empêcher temporairement l’escalade. Lorsque l’ordre d’intervention a été donné, nos forces ont réagi immédiatement. Israël a enfreint plusieurs fois le cessez-le-feu, mais une action sur Beyrouth aurait entraîné une riposte sans précédent. En mobilisant des contacts diplomatiques avec les pays voisins et en exerçant une pression directe sur les États-Unis, nous avons réussi à interrompre l’opération israélienne avant qu’elle ne s’échappe. »

Cette réaction a conduit le gouvernement israélien à abandonner sa tentative d’attaque, soulignant l’importance stratégique des forces armées iraniennes et de la résistance libanaise dans la gestion des conflits régionaux.