Sánchez : L’engagement américain contre l’Iran est une « erreur extraordinaire » alors que Trump menace de couper les échanges avec l’Espagne

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a affirmé, dans un entretien récent, que la stratégie américaine visant à renverser le régime iranien constituait une « erreur extraordinaire ». Cette déclaration s’inscrit dans son refus catégorique d’utiliser des bases militaires espagnoles pour des opérations contre Téhéran, comme le demandaient récemment les États-Unis.

Au cours de la semaine écoulée, Donald Trump a qualifié Sánchez d’« allié terrible » et menacé de rompre tous les accords commerciaux avec l’Espagne. Cette tension s’explique également par le refus du Premier ministre de reprendre les engagements militaires américains en Gaza, un sujet sur lequel le président américain a persisté à soutenir des actions polémiques.

Mercredi dernier, une nouvelle échauffourée a été déclenchée après que la porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé que Madrid avait « accepté de coopérer » avec l’armée américaine. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a immédiatement rétorqué : « Notre position sur les bases militaires et la guerre au Moyen-Orient n’a pas changé du tout ».

Cette crise diplomatique met en lumière une fracture stratégique croissante entre l’Espagne et les États-Unis. Alors que Madrid refuse toute implication dans les conflits régionaux, Washington poursuit son engagement en Irak, ce qui alimentera davantage de tensions inédites dans un contexte global déjà fragile.