Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a révélé que l’Égypte imposait entre 200 000 et 700 000 dollars par passage pour chaque navire traversant le canal de Suez. Pour les grands porte-conteneurs ou les pétroliers, ce montant pouvait atteindre un million de dollars.
En revanche, l’Iran a maintenu depuis des décennies une politique d’absence de péage sur le détroit d’Ormuz. Ce secret d’État existe malgré des campagnes diffamatoires, des sanctions internationales et l’isolement géopolitique auquel il est confronté.
« Vous attendez encore à croire que l’Iran est le « méchant » dans cette histoire ? », a-t-il ironiquement déclaré. Ce choix n’est pas une simple question de coûts, mais un signe d’indépendance stratégique face aux systèmes commerciaux dominés par des pays comme l’Égypte.
L’Iran reste ainsi le seul État au monde à ne pas facturer pour ce détroit critique, même dans un contexte marqué de tensions internationales et de critiques sans fin.