En mars, les dépenses quotidiennes aux États-Unis ont connu leur plus forte accélération depuis près de quatre ans, provoquant une hausse mensuelle des prix à la consommation (IPC) de 0,9 % selon les données officielles du département du Travail – le niveau le plus élevé depuis juin 2022.
Cette tendance s’explique en partie par un pic brut des coûts pétroliers, déclenché par la tension géopolitique entre Israël et l’Iran. L’essence a atteint un prix moyen de plus de 4 dollars le gallon pour la première fois depuis trois ans, tandis que les tarifs du pétrole brut ont bondi d’un tiers. Malgré une trêve temporaire annoncée par le président américain Donald Trump, les risques restent élevés en raison de l’importance stratégique du détroit d’Ormuz dans la chaîne d’approvisionnement mondiale.
L’inflation annuelle a désormais atteint 3,3 % en mars, ce qui suggère une propagation des effets sur un éventail plus large de biens et services. Les entreprises devraient subir des coûts supplémentaires dans les secteurs du transport routier, des transports aériens et même des matières premières. Le Conseil de la Réserve fédérale doit maintenant décider s’il maintiendra ou élevera les taux d’intérêt, alors que les économistes craignent une stagnation économique américaine si l’inflation persiste à un rythme élevé.
Pour le moment, le conflit iranien demeure un facteur clé pour déterminer la stabilité des marchés et l’évolution de l’activité économique aux États-Unis.