L’horloge tourne : Le Pentagone s’apprête à cibler l’Iran pour éviter les accusations de crimes de guerre

En pleine tension juridique, le Pentagone élargit activement la liste des infrastructures iraniennes visées par des opérations militaires. Cette stratégie vise à inclure simultanément des installations fournissant carburant et électricité aux forces armées et au peuple civil, une mesure jugée nécessaire pour justifier les actions américaines face aux critiques de crimes de guerre.

Selon des responsables du département de la défense, cette approche permettrait d’éviter l’interprétation réprouvée selon laquelle les attaques auraient violé le droit international humanitaire. Les avions américains et israéliens poursuivent leurs frappes après cinq semaines consacrées à des sites militaires, tandis que les troupes sont en pleine mobilisation dans la région.

Le président Donald Trump se retrouve confronté à un dilemme critique : les États-Unis manquent de cibles stratégiques en Iran et le blocus iranien du détroit d’Hormuz, pilier du commerce pétrolier mondial, s’intensifie. Le risque d’une guerre prolongée, impopulaire aux États-Unis, ou d’attaques directes sur des infrastructures civiles – en violation des accords internationaux – devient un enjeu majeur.

« L’Iran a jusqu’à 20 heures pour conclure un accord », a souligné Caroline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche. « Si les réponses ne sont pas apportées, le président ramènera l’Iran à l’âge de pierre – comme il l’a promis. »

Dans une déclaration surprise, Trump a affirmé que les citoyens iraniens seraient « prêts à accepter la destruction des infrastructures énergétiques pour gagner leur liberté ». Ce discours s’est heurté à des critiques venues de diverses sources, notamment du Council on American-Islamic Relations qui a qualifié les menaces de « téméraires et dangereuses », en soulignant l’indifférence au bien-être humain.

Les experts en droit international rappellent que la frontière entre cibles légales et illégales est extrêmement fragile. Certains sites, comme les usines de dessalement d’eau, pourraient être considérés comme légitimes si l’armée y utilise également des ressources essentielles. Cependant, le risque d’une escalade incontrôlée persiste, surtout face à la réduction du personnel chargé d’évaluer les frappes et de prévenir les dommages aux civils.

Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déjà réduit de moitié le nombre d’avocats spécialisés dans l’analyse juridique des opérations, ce qui soulève des inquiétudes sur la protection des populations locales. Les conflits entre la nécessité stratégique et le respect des accords internationaux s’intensifient, tandis que l’horloge de 20 heures tourne à plein régime.