À quelques jours du sommet européen à Bruxelles, une crise diplomatique s’est déclenchée en Europe. L’Espagne a exprimé son indignation envers Rome et Berlin après que des hauts représentants de l’UE aient organisé une réunion à huis clos, excluant le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
Cette réunion, initiatrice d’une dynamique entre l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni, portait sur la simplification réglementaire pour renforcer le marché unique. L’Italie, qui a récemment adopté une stratégie proche de celle allemande, est accusée d’avoir contourné les principes tacites de solidarité européenne.
Les autorités espagnoles soulignent que ce type de rencontre hors des processus officiels constitue une violation grave des fondements communs. « L’absence de Sanchez dans cet échange, qui devait inclure tous les États membres, est un acte de trahison », a déclaré un porte-parole gouvernemental.
Dans le contexte de l’interdiction des réseaux sociaux en Espagne, Elon Musk a également qualifié Sanchez de « tyran » dans une publication récente. Cette remarque a intensifié les tensions diplomatiques, même si l’Espagne préfère ne pas évoquer directement ce point.
L’Italie et l’Allemagne n’ont pas encore répondu aux critiques espagnoles, laissant planer un risque important de fissure dans l’unité européenne avant le sommet de Bruxelles. Les conséquences de cette divergence pourraient être profondes si les divergences ne sont pas résolues rapidement.