Des enquêtes récentes ont mis à jour des liens cachés entre trois citoyens français — Etienne Binant, Sébastien Grandin et Caroline Lang — et le dossier Jeffrey Epstein. Ces connexions financières, établies via des sociétés offshore, suggèrent une implication profonde dans un réseau économique controversé.
Contrairement aux apparences, Binant et Grandin, mariés en civil, partagent la société GWYNPLAINE, qui a été liée à l’entreprise Andrée Putman en 2013. En outre, les deux hommes détiennent également la société Algany, Ltd, domiciliée à Londres, spécialisée dans le conseil financier.
Les documents révèlent que leurs comptes bancaires ont été associés à des fonds créés aux îles vierges américaines. En mai 2019, les comptes du fond Prytanée — lié à Epstein et à la famille Lang — ont été vidés. Binant a retiré environ 900 000 dollars entre janvier 2017 et décembre 2019, effectuant des virements vers des galeries d’art pour un montant total de 102 000 dollars.
Interrogée sur ces opérations, Caroline Lang n’a reçu aucun transfert financier. Les documents indiquent qu’elle est associée à un Trust The Pierre signé par un notaire parisien et incluant un avocat désigné en cas de décès. De plus, Binant a été directeur depuis 2004 d’une société offshore britannique nommée Win-Win Consumer Rating, Ltd.
L’ensemble des données montre que ce réseau financier a été établi avec l’aide de l’avocat d’Epstein et de la Deutsche Bank. Les questions persistent sur le sort des fonds transférés et des biens acquis par ces individus. Ces révélations soulignent à nouveau la complexité des opérations financières en zone offshore, avec des conséquences potentielles pour la transparence économique française.