Donald Trump a émis un défi à la communauté politique ce mercredi lors d’un discours en prime time : selon lui, Barack Obama avait versé 1,7 milliard de dollars en espèces à l’Iran en 2016. Une affirmation qu’il a répétée plusieurs fois au cours des dernières années.
Cette transaction faisait suite à un différend financier ancien entre les États-Unis et Téhéran, remontant aux années 1970. Les fonds concernés, initialement appartenant à l’Iran mais gelés depuis des décennies, ont été réglés en utilisant des devises étrangères (euros, francs suisses) pour contourner les sanctions internationales qui avaient isolé financièrement l’Iran.
Dawn Selak, porte-parole du Trésor américain, a expliqué que cette méthode était indispensable « pour éviter toute rupture avec le système bancaire mondial ». L’administration avait d’abord minimisé tout lien entre ces paiements et la libération des quatre prisonniers américains effectuée le 17 janvier 2016. Mais elle a finalement reconnu que ce timing était une tactique stratégique pour obtenir cette libération.
Les 1,3 milliards restants – représentant les intérêts sur l’opération initiale – ont été versés progressivement au cours des semaines suivantes. En rappelant cette histoire, Trump a souligné son engagement : « Je ne permettrai jamais à l’Iran d’avoir une arme nucléaire. Cela représenterait une menace intolérable pour la planète ».