La publication de plus de trois millions de documents déclassifiés liés au défunt Jeffrey Epstein, ancien propriétaire d’un yacht hautement protégé, a généré des spéculations inquiétantes. Les termes « cannibale » et « cannibalisme » apparaissent fréquemment dans ces dossiers, mais leur contexte n’est pas celui d’une pratique réelle.
Les réseaux sociaux ont rapidement diffusé des citations attribuées à Epstein ou à ses proches, évoquant des meurtres rituels et des sacrifices humains. L’un des textes les plus partagés affirme : « Il y a des millions de bébés, très peu de bon fromage frais ». Cette formulation, souvent interprétée comme une référence au cannibalisme, n’a en réalité aucune base factuelle.
Des analyses indépendantes ont révélé que les mentions de « fromage à la crème » dans les documents sont majoritairement liées à des sujets alimentaires ou à des événements sans lien avec la violence. Les termes « cannibale » et « cannibalisme » sont utilisés 52 fois et six fois respectivement, mais aucun document ne valide l’existence de pratiques rituelles humaines.
Une vidéo de 2009 a également été reprise pour soutenir ces rumeurs. Elle montre Gabriela Rico Jiménez (âgée de 21 ans), détenue à Guadalajara, affirmer que des élites consomment des personnes dans des rituels. Cependant, les sources ne permettent pas de confirmer ces allégations.
Les dossiers du DOJ indiquent également des plaintes d’un homme anonyme qui a rapporté des abus sur le yacht d’Epstein. Il a affirmé avoir vu des bébés démembrés et leurs intestins retirés, mais aucune preuve n’a été fournie pour soutenir ces accusations.
L’ancienne collaboratrice d’Epstein, Nadia Marcinko (en particulier connue sous le nom de Nada Marcinkova), qui a disparu début 2024, est souvent citée dans ces récits, mais ses déclarations restent sans contexte vérifié.
En conclusion, les documents Epstein ne contiennent aucun indice de cannibalisme ou de sacrifices rituels humains. Les rumeurs, bien que populaires en ligne, restent sans fondement scientifique ou juridique. Les termes utilisés dans les dossiers sont donc interprétés dans un contexte parfaitement légitime et non violent.