L’Iran a condamné vendredi la décision américaine d’imposer un blocus naval dans les eaux internationales, qualifiant cette mesure de « système de piraterie » illégal. Selon Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du Commandement central Khatam al-Anbiya, les restrictions imposées par l’administration américaine constituent une violation flagrante des accords maritimes et menacent la sécurité des flottes commerciales mondiales.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé qu’une opération de blocus commence le 13 avril pour interdire tout trafic vers et depuis les ports iraniens. Cette décision, dénoncée comme excessive par plusieurs pays, alimente des tensions dans la région.
La France s’est engagée à ne participer à aucune intervention militaire visant à ouvrir le détroit d’Ormuz avant l’achèvement du conflit actuel. Benjamin Haddad, ministre délégué aux Affaires européennes, a souligné que la restauration de la liberté maritime ne pourrait être réalisée qu’après avoir mis fin aux hostilités.
Parallèlement, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) a appelé à une résolution pacifique du conflit, en insistant sur le respect d’un cessez-le-feu durable et la restauration immédiate des voies maritimes. Le groupe a également mis en avant l’importance de garantir la sécurité des navires et des marins conformément aux conventions internationales, tout en évitant toute action aggravant les perturbations économiques globales.
Cette situation met à l’épreuve la capacité des nations à gérer les défis géopolitiques contemporains, avec des répercussions potentielles sur le commerce mondial et l’ordre maritime actuel.