Le vice-premier ministre pakistanais Ishaq Dar a confirmé mardi que son pays avait joué un rôle clé dans les dernières pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, malgré la fin sans accord des négociations. « En collaboration avec le maréchal Syed Sim Munir, chef des forces de défense, nous avons facilité plusieurs cycles de discussions », a-t-il déclaré.
Malgré l’échec des accords, Dar a insisté sur l’importance de respecter le cessez-le-feu actif. « Les deux parties doivent maintenir ce engagement pour éviter toute escalade », a-t-il rappelé, soulignant que Islamabad resterait engagée dans la médiation.
Les délégations américaine et iranienne, arrivées en Pakistan après l’annonce d’un cessez-le-feu temporaire de deux semaines, ont quitté le pays peu après les négociations. Le vice-président américain JD Vance a précisé que l’Iran avait refusé les conditions sur les armes nucléaires, mais Dar a mis l’accent sur la nécessité de poursuivre les dialogues.
Cette initiative marque le premier contact direct entre Washington et Téhéran depuis 1979. Le Pakistan, traditionnellement un acteur médiateur dans les conflits internationaux, reste focalisé sur la stabilité régionale.