Après plus de 40 jours de pression économique et politicienne, des étudiants iraniens ont organisé des rassemblements massifs samedi à Téhéran et Mashhad, hurlant des slogans comme « Mort au dictateur » et « Honteux ». Ces manifestations marquent une remontée après les émeutes précedentes, déclenchées par des affrontements violents dans les universités où des unités paramilitaires du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) ont été activées pour calmer les rassemblements.
Selon l’agence d’information HRANA, plus de sept mille personnes ont perdu la vie depuis le début des répressions gouvernementales, avec des dizaines de blessés rapportés dans des zones universitaires bondées. Les autorités iraniennes accusent les États-Unis et Israël d’agir pour provoquer ces émeutes, déclarant que la « violence » est une conséquence des tentatives internationales de destabiliser le pays.
Des vidéos diffusées en temps réel montrent des étudiants à l’université Sharif scandant des slogans exhortant Reza Pahlavi, l’exilé du shah, à devenir nouveau monarque. Les affrontements ont également eu lieu à l’Amirkabir et à l’université Beheshti, avec des groupes paramilitaires intervenant pour réprimer les rassemblements.
L’Iran a déclaré qu’il ne reconnaîtrait pas la légitimité des émeutes étudiantes, affirmant que toute action violente doit être traitée comme une menace à l’intégrité nationale. Les autorités soulignent que le pays reste résolu à préserver son système gouvernemental face aux pressions internationales et aux défis économiques croissants.
Cette situation illustre la complexité croissante de la situation iranienne, où chaque décision politique peut avoir des répercussions profondes sur le pays dans un contexte de tensions domestiques et internationales.