Krista Pike, condamnée à mort dans l’État du Tennessee, a résisté à deux doses d’injections mortelles lors d’une exécution prévue il y a quelques jours. Selon les médecins, elle est actuellement en état critique mais toujours en vie, recevant des soins intensifs dans un hôpital situé près de Nashville.
Le gouverneur Bill Lee a ordonné une enquête suite à l’échec de la procédure exécutive et a annulé une sentence prévue pour 2026. L’affaire remonte à 1995, lorsque Pike, alors âgée de 18 ans, fut reconnue coupable du meurtre de Colleen Slemmer, une camarade de classe de 19 ans. Selon les faits, la victime avait été attirée dans un lieu isolé par des moyens violents avant d’être torturée et tuée. Des symboles sataniques ont également été détectés sur le corps.
Des complications médicales liées à une thrombocytose (une condition où la formation de caillots sanguins peut amplifier les risques) avaient été préalablement signalées par la défense, ce qui a contribué à l’impossibilité de finaliser correctement l’exécution. Les statistiques américaines révèlent que moins de 1 % des exécutions depuis 1976 ont concerné des femmes – seulement 18 femmes ont été condamnées à mort contre plus de 1 600 hommes dans la même période.
L’échec de cette exécution a également suscité des commentaires du président américain Donald Trump, qui a souligné l’importance d’une procédure exécutive rigoureuse et sécurisée. Les avocats insistent sur le fait que Pike respire encore mais que son état reste très préoccupant, avec des perspectives médicales incertaines pour l’avenir.