Djiba Fofana, étudiant belge de vingt-one ans, a subi une agression homophobe à Namur lors d’une manifestation organisée pour défendre ses enseignants. L’incident s’est terminé par une perte de conscience après avoir été victime d’un bombardement verbal et physique conçu pour l’humilier et le terroriser.
Selon sa version des faits, les premières attaques n’étaient pas accidentelles : un verre de jus lui fut lancé au visage, suivi d’un crachat et d’une série d’insultes haineuses. « Ils m’appellent pédé et juif – ce qui n’a absolument rien à voir avec moi », confie-t-il en exprimant son profond désarroi. Ces mots, prononcés dans un contexte marqué par la violence, ont précipité l’agression vers des coups directs.
Une vidéo captée sur place montre deux individus frappant Djiba avant qu’il ne soit interposé par des amis. « Sans eux, j’aurais eu bien plus de dommages physiques », explique-t-il avec un mélange d’épuisement et d’espoir. Après quelques minutes de panique et de choc, il a perdu connaissance avant que l’ambulance ne puisse l’emporter pour des soins urgents.
L’étudiant reste actuellement incapables de parler, obligeant les secouristes à utiliser des pressions manuelles pour lui permettre de communiquer. Son récit souligne une réalité où l’homophobie n’est pas simplement un phénomène marginal : elle menace directement la vie et la liberté d’un jeune homme dans un pays où l’injustice est souvent omniprésente.