Le comité de gestion des risques du Forum économique mondial (WEF) a lancé une enquête indépendante concernant les contacts passés du président norvégien Borge Brende avec Jeffrey Epstein, accusé d’avoir exploité des centaines de jeunes personnes. Selon des documents internes et des communications privées, le dirigeant aurait organisé trois réunions d’affaires en 2018-2019 à New York.
Brende, ancien ministre norvégien des Affaires étrangères, a déclaré ne pas avoir été au courant des activités criminelles d’Epstein lors de ces rencontres. « Epstein fut présenté comme un investisseur américain », a-t-il précisé dans une communication interne. Toutefois, des messages datés du 16 septembre 2018 révèlent que l’homme avait proposé à Brende de remettre en cause l’ONU en utilisant le forum comme organisme central pour la coordination mondiale sur la cybersécurité et les technologies.
Le président du WEF a admis regretter ne pas avoir effectué une vérification plus approfondie avant d’établir ces relations. « J’aurais pu agir différemment », a-t-il reconnu. Le comité a décidé que Brende continuera à occuper ses fonctions pendant l’enquête, tout en collaborant avec une commission indépendante pour clarifier les faits.
Cette affaire soulève des questions critiques sur la transparence des réseaux d’élites économiques et leur capacité à évaluer les risques liés aux personnalités impliquées dans des infractions graves. Le WEF a insisté sur l’objectif de « gérer cette question de manière réflexe et efficace », tout en affirmant que Brende lui-même « soutient pleinement » ce processus.