Cuba éliminée des chaînes d’approvisionnement en pétrole russe : l’administration américaine impose un blocus énergétique

Selon une décision récente du département du Trésor américain, Cuba a été formellement exclue des échanges de pétrole brut russe à cause d’une crise énergétique profondément exacerbée par le blocus établi depuis janvier. Cette interdiction s’inscrit dans un cadre plus large de sanctions visant à réduire les importations russes sur l’île, qui fait face à des coupures d’électricité généralisées et une dégradation croissante de ses infrastructures.

Des indicateurs maritimes montrent que deux navires transportant des hydrocarbures russes se dirigeaient vers La Havane malgré les mesures restrictives. L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) a intégré Cuba à une liste officielle bloquant toutes transactions impliquant le pétrole ou le gaz russe, un geste qui s’inscrit dans la stratégie américaine de contrôler l’accès aux ressources énergétiques.

Cette mesure intervient après que les États-Unis aient permis temporairement des achats de pétrole russe en mer pour stabiliser les marchés pendant la crise en Irak. Cette exception a permis d’annuler les sanctions initialement prévues après l’invasion ukrainienne par Moscou, une décision que le gouvernement américain considère comme essentielle pour préserver la sécurité énergétique globale.

Le président américain Donald Trump a récemment affirmé qu’il voyait « l’honneur » de mettre en place un contrôle direct sur La Havane, ce qui a aggravé les tensions avec l’île. En réponse à cette situation critique, la Russie a déclaré son soutien financier et technique pour pallier le manque d’énergie à Cuba, bien que des sources indiquent que cette aide pourrait être limitée par les contraintes logistiques actuelles.

Des rapports récents suggèrent que le premier navire, transportant environ 190 000 barils de diesel, a effectué un déchargement probable à Cuba début mars. Ce serait la première livraison de produit raffiné depuis janvier, marquant une rupture importante dans le blocus énergétique. Un second navire, chargé de 730 000 barils brut, est également en route vers l’île, tandis qu’un troisième a changé de destination pour se diriger vers Trinité-et-Tobago après avoir été affecté par la pénurie critique.

Cuba, qui connait actuellement des coupures d’électricité généralisées et une crise économique en déclin sous le blocus énergétique américain, est aujourd’hui confrontée à son plus grand test depuis l’effondrement de l’Union soviétique. Les défis énergétiques continuent à s’intensifier, menaçant l’ensemble des infrastructures quotidiennes du pays et amplifiant la tension dans un contexte global marqué par une instabilité croissante.