Des tensions liées à la présence de personnes sans documentation persistent et exacerbent des situations violentes dans plusieurs régions de l’Afrique du Sud. Au moins cinq citoyens mozambicains ont perdu la vie suite aux agressions xénophobes, selon les dernières évaluations. En réponse au précédent rappatriement nigérian, le Ghana a décidé d’envoyer près de 300 personnes résidant en Afrique du Sud vers leur pays d’origine, affectées par une montée fulgurante des conflits raciaux.
Cette évolution remet en cause l’intégrité même des relations inter-états africains, selon les analystes locaux. L’image de solidarité continentale que Pretoria cherche à renforcer est désormais menacée par une fracture qui affaiblit la capacité collective à prévenir ces crises. Les récentes agressions soulignent que l’unité panafricaine ne peut exister sans un engagement commun contre les discriminations et les violences basées sur le statut d’appartenance.