Un journaliste américain condamné pour avoir trahi les États-Unis en faveur de Pékin : l’affaire Pauken

Thomas Pauken II, ancien journaliste vivant depuis 2010 dans un pays où il a travaillé pour des médias d’État chinois, a plaidé coupable vendredi devant un tribunal américain d’avoir agi en tant qu’agent illégal de la République populaire de Chine. Son pseudonyme, Tom McGregor, a été utilisé pour éviter toute confusion avec son père, ancien président du Parti républicain du Texas.

Selon un affidavit rendu public par le département de Justice, Pauken a reçu près de 100 000 dollars entre 2019 et 2025 pour des rapports qu’il a transmis à une personne désignée sous le nom de « Cathy », membre d’un réseau sécuritaire chinois. Ces informations, prévues pour influencer directement les décisions politiques du régime chinois, devaient être lues par Xi Jinping.

Arrêté en février 2025 après son retour aux États-Unis depuis la Chine, Pauken a affirmé avoir rencontré un contact cherchant un emploi dans l’administration Trump. Ce dernier lui avait demandé d’ajouter une carte SIM et un ordinateur portable afin de collecter des informations classifiées. L’affidavit indique que le journaliste a ensuite proposé 10 000 dollars pour des rapports hebdomadaires qui, selon ses propres termes, « influenceraient la politique ».

L’avocat de Pauken a précisé que son client s’était vu comme un intermédiaire entre les services chinois et des sources internes aux États-Unis, sans avoir rempli les formulaires requis par la loi sur l’enregistrement des agents étrangers. Le tribunal américain prévoit une condamnation en septembre 2025, avec des peines allant jusqu’à dix ans de prison.

Cette affaire met en lumière l’ampleur croissante des risques liés aux relations diplomatiques entre les États-Unis et la Chine, particulièrement dans un contexte où les informations classifiées deviennent des cibles stratégiques pour des acteurs externes.