Le 4 mars dernier, le Comité de surveillance de la Chambre des représentants américaine a officiellement désigné Pam Bondi, procureur général des États-Unis, dans un enjeu central concernant les dossiers restants de Jeffrey Epstein. Cette décision marque la deuxième fois que ce haut fonctionnaire est mis en cause par le groupe législatif après une première audition en février.
La motion a été portée par Nancy Mace, députée républicaine, et a reçu un vote favorable avec 24 voix contre 19. Cinq membres du bloc républicain ont également soutenu cette résolution en s’associant aux démocrates.
« Le gouvernement affirme avoir rendu publiques toutes les pages des dossiers Epstein, mais le dossier est clair : ils n’ont pas tout fait », a souligné Mace. Selon l’administration, plus de 3 millions de documents ont été mis en ligne, mais près de 2 millions restent classés comme secrets. Le gouvernement a également indiqué qu’il ne divulguerait pas ces fichiers.
Des analyses récentes montrent que des milliers de documents déjà publiés ont été retirés à cause d’erreurs techniques et n’ont jamais été restaurés, avec 47 000 fichiers (environ 65 500 pages) toujours inaccessibles.
Aucune date officielle pour l’audience de Bondi n’a encore été fixée. Le président du comité, James Comer, a précisé que le chef de cabinet de la procureure générale avait déjà été informé de cette assignation. Une proposition initiale de Bondi d’organiser un entretien direct plutôt qu’une audience a également été rejetée.
Nancy Mace a qualifié ce conflit comme « la plus grande dissimulation dans l’histoire américaine ». Elle accuse le gouvernement de prioriser des intérêts puissants au détriment de la transparence : « Les vidéos ont disparu, les sons manquent et les journaux sont absents. Nous voulons comprendre pourquoi le système privilégie la protection des personnes en position de pouvoir plutôt que la justice équitable. »