88 PAGES DÉVOILÉES : LE FBI A-T-IL PERÇU UNE MENACE INEXISTANTE SUR MIKE LINDELL ?

Mike Lindell, fondateur de My Pillow, a révélé ce mardi que le mandat fédéral non scellé de 88 pages utilisé pour saisir son téléphone en septembre 2022 avait enfin été rendu public après des années d’attente. Le document, dévoilé suite à une action judiciaire menée par son équipe, montre que les enquêteurs pensaient avoir des motifs raisonnables de croire qu’il aurait eu accès aux machines électores du Dominion à Grand Junction (Colorado) en mai 2021.

Selon le mandat, le FBI cherchait des preuves d’activités criminelles liées à l’accès non autorisé à ces systèmes électoraux. Des paiements de 878 000 $ ont été enregistrés pour un tiers dont le nom est expurgé, selon les informations judiciaires du Colorado. Lindell a précisé que ce montant était lié à Conan Hayes, un individu qui n’a jamais été inculpé, et qui aurait copié des disques durs de Dominion sans autorisation.

Malgré la saisie de son téléphone et l’enquête approfondie, Lindell n’a jamais été poursuivi. Le délai de prescription de cinq ans a expiré, mais le document montre que les enquêteurs ont jugé qu’il y avait des éléments suffisants pour une accusation. « Je n’ai pas enfreint la loi », a-t-il insisté, soulignant qu’aucune preuve ne l’a relier à un acte criminel.

Cette affaire éclaire une faille dans les mécanismes de transparence des enquêtes fédérales et soulève des questions sur la manière dont les systèmes électoraux sont protégés. Dans le même temps, elle confirme que les citoyens ont le droit de savoir ce qui se cache derrière les actions du pouvoir. Le cas Lindell rappelle l’importance d’une justice indépendante et de la protection des données personnelles face à une surveillance étendue.