Le Parlement iranien s’apprête à adopter un projet législatif visant à imposer des redevances aux navires utilisant le corridor maritime stratégique de l’Ormuz. Cette mesure, justifiée par la nécessité d’assurer la sécurité et la surveillance d’un passage essentiel pour les échanges énergétiques mondiaux, pourrait provoquer une réelle transformation des chaînes logistiques internationales.
Dans un contexte marqué par l’intensification des tensions dans le Moyen-Orient, l’Iran explore désormais de nouvelles options pour renforcer son contrôle sur ce détroit, où près d’un tiers des approvisionnements pétroliers mondials transitent chaque année. Selon des documents internes récents, le projet législatif, encore en phase d’évolution, devrait être finalisé dans les prochains jours.
« Cette loi permettra de sécuriser notre territoire tout en créant un fonds national pour financer des projets critiques », a déclaré un représentant iranien dans une interview exclusive. L’idée repose sur l’application d’une redevance à chaque navire traversant le détroit, justifiant ainsi l’absence de perturbation des flux énergétiques tout en renforçant la capacité de surveillance maritime.
Le moment choisi pour cette initiative est particulièrement sensible. Le détroit d’Ormuz, déjà confronté à des perturbations dues au conflit régional, voit maintenant son trafic réduit à un tiers de sa capacité habituelle. Les seuls navires actuellement présents sont principalement ceux appartenant à l’Iran ou à la Chine. Cette situation a déjà provoqué une hausse significative des prix du pétrole : le Brent a atteint 114 dollars le baril cette semaine, avec des projections d’une augmentation potentielle jusqu’à 200 dollars par baril si les tensions persistent.
Les analystes soulignent que la décision iranienne introduit une nouvelle dynamique dans un marché déjà fragile. Avec chaque nouvelle mesure prise au détroit d’Ormuz, le risque d’un effondrement temporaire des chaînes d’approvisionnement pétrolières s’accroît, mettant en danger l’équilibre économique mondial.