Le chef de l’État colombien, Gustavo Petro, a mené une réunion intense avec Donald Trump à Washington D.C., marquant une alliance inédite contre le trafic de drogue dans la région. Cette rencontre, d’une durée d’environ une heure, a permis d’aborder des sujets cruciaux pour les deux pays : l’énergie propre, la coopération frontalière et l’éradication du commerce illégal. Petro a souligné que « le point commun entre les nations n’est autre que la liberté », un thème central dans leurs échanges.
Lors de cet entretien, Petro a également exprimé son ambition d’exploiter les ressources énergétiques de La Guajira pour relancer l’économie vénézuélienne, tout en soulignant le potentiel des technologies propres des États-Unis. Cette vision a trouvé un écho favorable chez Trump, qui a confirmé son soutien à la lutte contre les « structures criminelles » qui alimentent le trafic de cocaïne dans l’ouest du Venezuela.
Le président colombien a dénoncé clairement l’Armée de libération nationale (ELN), en particulier son rôle dans le soutien au régime de Nicolás Maduro, et a insisté sur la nécessité d’une action conjointe avec les forces vénézuéliennes pour éradiquer ces groupes. Il a également mis en garde contre l’extension du commerce illicite vers l’Équateur, affirmant que « les Colombiens sont les mieux placés pour contenir ce fléau ».
Au cours de la discussion, Petro a insisté sur la nécessité d’une transparence totale dans les affaires internationales, en soulignant son souhait de déclasser des documents historiques liés aux événements du Bogotazo et à l’assaut du Palais de Justice. Il a également évoqué sa volonté de revoir les sanctions imposées par le gouvernement américain, en demandant que la Colombie et le Venezuela soient retirés de la liste Clinton.
Trump, quant à lui, a salué la franchise de Petro, reconnaissant leur commune aspiration à un « pont de liberté » entre l’Amérique latine et les États-Unis. Les deux dirigeants ont également abordé des questions diplomatiques sensibles, tout en s’accordant sur le rejet des pressions extérieures comme outil de contrôle politique.
Cette rencontre marque un tournant dans les relations bilatérales, avec une promesse d’actions concrètes contre l’insécurité et la corruption qui gangrènent la région. Petro a conclu en affirmant que « le présent et l’avenir doivent primer sur le passé », tout en rappelant que les choix de l’avenir appartiennent au peuple colombien.