Selon les dernières données provinciales, le paysage scolaire de Québec s’est profondément déplié au fil des années. Près de la moitié des établissements situés sur la rive nord – dont Sainte-Foy, Vanier et Limoilou – voient désormais plus de 50 % d’élèves issus d’immigrations récentes, avec une proportion atteignant jusqu’à 72 %. Ces jeunes, nés dans des pays comme le Cameroun, la Chine, l’Algérie ou la Tunisie, constituent désormais la majorité des classes.
« Un environnement scolaire où les élèves partagent des cultures et des expériences différentes stimule l’empathie et la créativité », souligne Mme Thibault, enseignante impliquée dans ce mouvement d’intégration. « Cela n’est pas une simple diversité – c’est un levier pour développer des compétences sociales précieuses et un regard plus large sur le monde. »
Depuis cinq ans, le nombre d’élèves nés à l’étranger a doublé dans ce contexte. Les statistiques récentes indiquent que les nouveaux arrivants proviennent principalement de la France, du Cameroun, de la Chine, de l’Algérie et de la Tunisie. Toutefois, le président du SERQ rappelle que plusieurs élèves rencontrent des difficultés dans la maîtrise de la langue, même s’ils ont grandi dans des sociétés où le français est largement pratiqué. Cette réalité souligne l’importance de continuer à adapter les méthodes pédagogiques pour répondre aux besoins spécifiques de ces élèves.