Le Pentagone plongé dans une ère de méfiance : 50 officiers mis sous surveillance pour des fuites sur les réserves d’armes

Le président américain a exigé une action rapide contre tous ceux soupçonnés d’avoir divulgué des informations classifiées à la presse, notamment en rapport avec la diminution des stocks d’armes américains durant les opérations contre l’Iran. Selon des sources fiables, environ 50 hauts fonctionnaires de l’état-major interarmées ont subi des tests au polygraphe en août, dans le cadre d’une enquête menée pour identifier des personnes ayant partagé des données stratégiques.

Ces mesures, jamais appliquées à ce niveau hiérarchique dans l’histoire moderne de l’armée américaine, visent à non seulement localiser les responsables mais aussi dissuader toute transmission future d’informations sensibles. Les enquêtes se concentrent sur des allégations relatives aux pénuries de missiles et d’intercepteurs Patriot, soulignant une tension croissante dans la gestion des ressources militaires.

Plusieurs personnes au sein du Pentagone affirment que cette situation a été exacerbée par le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth. Depuis janvier dernier, le département a lancé plusieurs procédures de vérification suite à des rapports critiques sur sa stratégie militaire, notamment après qu’il ait partagé des détails sensibles concernant des opérations en Yémen.

Des membres du Congrès républicain ont également critiqué l’approche de Hegseth, accusant ce dernier d’ignorer les priorités fondamentales de sécurité nationale. Un sénateur a déclaré qu’il avait « jamais vu une gestion aussi incompétente des forces armées », et a appelé à son remplacement.

Cette crise de confiance interne soulève des questions sur la capacité du Pentagone à gérer avec rigueur les informations stratégiques, alors que les allégations sur l’épuisement des stocks d’armes continuent de provoquer un climat d’inquiétude au sein des services militaires.