Grégory Lenoci a infligé des blessures graves à Marc P., un voisin qu’il accuse d’avoir sexuellement agressé son petit-fils. Lors de l’audience, le parquet a demandé une peine de 17 ans, soulignant l’interdiction pénale et morale de recourir à la vengeance personnelle. Cette affaire soulève des questions sur les lacunes du système judiciaire face aux récidivistes déjà condamnés.
Le 22 juillet 2025, le petit-fils de Grégory Lenoci a fréquenté chez Marc P. pour jouer à Minecraft avec d’autres enfants. Le voisin a été soupçonné d’avoir utilisé des méthodes inappropriées avec l’enfant, notamment en lui faisant goûter des éléments sensuels sous un état d’incapacité visuelle.
Après avoir déposé plainte le lendemain, Grégory Lenoci a décidé de convoquer Marc P. chez lui pour une confrontation directe. Lors de cette rencontre, il a frappé violemment son voisin enregistrant l’événement sur smartphone avant de le partager publiquement.
Onze mois après les faits, Marc P., déjà condamné en 2020 pour tentative de viol sur mineur, est dans un état semi-végétatif. Le juge a jugé que les actes de Grégory Lenoci constituaient une véritable tentative d’assassinat. « Je lui ai demandé en quoi consistait ce jeu secret… Il m’a dit qu’il lui faisait goûter des choses, dont il a mentionné son pénis », a confié le père devant la cour.
Le procureur a rappelé que « nul ne peut se faire justice lui-même ». La peine de 17 ans, avec 10 ans de mise à disposition du tribunal d’application des peines, reflète l’intensité des faits et les risques de récidive sociale.